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Ecole Française de Spéléologie - Stage Moniteur fédéral - Toussaint 2003 Module 3 = stage pédagogique |
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Le module 3 du cursus de formation de moniteur fédéral est une session de 6 jours, don't le but est de former les candidats à la pédagogie, à la formation et la recherche technique, à la connaissance de la fédération et à les informer sur le rôle du moniteur. La session 2003 s'est déroulée à la Toussaint en Ariège, et a rassemblé 6 stagiaires moniteurs, 5 cadres, et 7 stagiaires en "formation-perfectionnement" avec 2 cadres. Extraits du compte-rendu (55 pages) |
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Equipe 4 mardi : encadrement au trou Bysnez 1. Situation initiale Autonomie en progression. Petite approche de l'équipement, connaissance de quelques nœuds |
2. Constats
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3. Propositions d'orientation a) Solutions apportées
b) Solutions à apporter
4. Situation effective
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5. Objectifs du lendemain
6. Type de cavité pour le lendemain
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Réflexion pédagogique : enseigner la descente sur corde avec descendeur. Nous cherchons à enseigner la descente sur corde avec un descendeur à un débutant qui ne connaît ni le milieu souterrain ni le matériel. Réflexions sur le déroulement d'une séance type. |
Présentation du matériel Il peut être intéressant de mettre un débutant en situation dans un environnement qu'il connaît déjà. En extérieur, il peut être plus attentif aux conseils et moins affecté par l'environnement souterrain qu'il ne connaît pas. Ouverture du descendeur : options d'enseignement
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Nous privilégions les méthodes 2 et 3 qui laissent une part à la découverte du maniement. Quelques idées utiles : Expliquer et montrer au débutant l'ouverture du cliquet :
Présentation de son utilisation : " Maintenant comment je mets la corde ? " On peut laisser faire mais le débutant ne peut pas apprécier la valeur de son geste. Dans tous les cas, il faudra reprendre et corriger. La méthode directive peut être plus appropriée dans le sens où il y a danger lors d'une mauvaise manipulation. On peut faire la démonstration et faire refaire la manipulation. Le mouvement :
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La suspension dans le baudrier : " Comment je me mets ? je vais tomber ! " Avec un bout de corde sur un arbre, faire sentir la suspension dans un baudrier. Le débutant sait que c'est possible. - Ne pas être directif, l'équilibre est affectif. - Plutôt démonstratif le moniteur se met en suspension à coté du débutant pour lui montrer qu'il peut avoir confiance - Le moniteur rassure par sa présence (social) |
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Premier contact sous terre Toujours dans le but de ne pas cumuler les nouveautés, il conviendra de mettre le débutant sous terre dans une galerie avant d'arriver au niveau du puits. Il pourra ainsi se familiariser avec le milieu souterrain, nouveau pour lui, sa lumière, le noir … Arrivée au puits Le choix du puit est lui aussi important. Il parait intéressant de choisir un puit dont le départ est confortable (margelle, banquette, …) et dont l'approche se fait par la gauche. Ce dernier point pour permettre au débutant de se retrouver dans une situation simple, à savoir avec la corde de descente à sa droite. La descente La mise en suspension ayant été vue en extérieur, celle-ci ne devrait plus poser de problème ici. Il faut enseigner la position de descente au débutant : position des mains, position des pieds, gestion du freinage et de l'arrêt. Arrivé en bas, il faut lui donner des consignes claires et précises. Notamment lui demander de dire que la corde est libre, de s'éloigner de la base du puit sans pour autant partir visiter les galeries avoisinantes. Tous ces objectifs vont nous dicter le choix de la cavité. Il est inconcevable de commencer par ce choix sans s'être posé toutes ces questions. Choix du matériel et des techniques La corde : la corde utilisée est fonction du public, il n'est pas à exclure pour des tout petits gabarits d'utiliser des cordes de plus faibles diamètre que pour un adulte de 80kg. Tout est fonction du public, du mode de freinage supplémentaire. La descente doit rester un instant de plaisir. Il faut privilégier le coté "glisse". Le descendeur. Plusieurs descendeurs sont disponibles sur le marché. Pour un débutant, la gestuelle doit rester simple. Sa concentration ne lui permettra pas la gestion de plusieurs éléments. Nous déconseillons par conséquent les descendeurs autobloquants de type 'STOP'. Le descendeur 'Spider' permet une utilisation simple du frein ainsi qu'un renouvellement efficace des poulies, non négligeable pour des initiations fréquentes. |
Le frein. L'utilisation d'un renvoi supplémentaire permet une régulation de la vitesse de descente allant jusqu'à l'arrêt. Elle est donc indispensable pour un débutant. Plusieurs méthodes de freins sont utilisables :
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L'assurance. Deux types d'assurances sont utilisables :
Cas particulier des gauchers. Pour un gaucher la méthode peut être identique dans la mesure où il n'a pas d'acquis antérieurs. Conclusion. Suite à notre réflexion, il apparaît que le choix du matériel dépend beaucoup du profil des débutants. En revanche, les choix pédagogiques répondent à un besoin générique et sont applicables à la plupart des cas. |
Pose d'ancrages permanents : brochage (Olivier, Julien, Alain, Philippe, Cazou) Pour des raisons d'éthique, la pose des broches que nous avons effectuée ne s'est pas faite en milieu souterrain mais en extérieur sur du rocher hors des chemins battus. |
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Nous faisons la distinction entre ancrage et amarrage. Ancrage : matériel fixé dans la roche. Amarrage : permet la pose, la fixation ainsi que le retrait de connecteurs pour des agrès de progression. En certaines occasions, nous pouvons constater que le spit n'est pas ou n'est plus apte à procurer une sécurité optimum aux utilisateurs. En cela, le brochage peut amener certains éléments de réponse à une utilisation fiable et durable. Dans le cadre de la spéléologie, seuls les ancrages en inox procurent une durée de vie acceptable. |
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Parmi les ancrages, nous distinguons 2 grandes familles :
- à expansion en fond de trou (spit, Rainox, starfix…) - à expansion latérale (goujon, Longlife petzl…) La pose de ces ancrages est simple et rapide et l'utilisation est immédiate. Seuls, ceux à expansion en fond de trou nécessitent une profondeur de perçage très précise. Pour un équipement en fixe, ces ancrages ne sont pas idéaux car ils prennent du jeu (goujon…), et ils ne sont pas étanches donc soumis à la gélifraction.
Sur le marché, ce type d'ancrage se résume aux broches et à des ancrages plus sommaires comme les tiges filetées. Nous utilisons couramment les broches, les tiges filetées étant à privilégier lorsqu'une grande profondeur de perçage est nécessaire. Bien qu'offrant une plus grande résistance au cisaillement et à l'arrachement que les ancrages mécaniques, ceux-ci ne seront pas irréprochables car la résistance dépend beaucoup de la pose. Il est donc indispensable de suivre une méthodologie précise :
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La broche est scellée au bout de 4h en milieu humide à 15°C avec une ampoule MUNGO (données constructeur). Orientation des broches Nous avons trois type de broches à notre disposition : les broches FIX, PETZL et RAUMER. Les positions de pose varient en fonction du modèle. En général, les broches résistent mieux à l'arrachement qu'au cisaillement. Les modèles FIX et RAUMER nécessitent la confection d'une gorge pour permettre un noyage de la tête de la broche. |
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Type de colle On peut classer les colles en trois catégories :
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Conseils importants
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Retour séance topo (animateurs : Julien, Olivier, Alain) Analyse critique de la séance
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Le ton est donné : place à l'improvisation. S'en suit une démotivation sensible des stagiaires que la manipulation tardive des instruments ne relance guère. Une difficile séance d'apprentissage commence (pour les stagiaires perf ou M3). Quelques manipulations suffisent à rallumer la flamme. Enfin on fait un peu de topographie ! Nous ressortons pour le repas vers 13h. 14h : on se retrouve en salle pour le report graphique. Les mêmes causes ayant souvent les mêmes effets, c'est sans surprise que le report prend un peu de retard. Tout est montré, remontré, corrigé… point de méthode (pas de liaison entre les méthodes graphiques, trigonométriques et informatiques). Enfin sur le papier nos 37 mesures prennent forme au bout de 3 heures de travail et quelques cheveux arrachés grâce aux 3 équipes de 3 topographes. Le report est réalisé sans être montré. Un bref bilan vers 17h30 clôt la séance. |
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Bilan : les stagiaires ont manipulé les instruments ; ils seront plus performants lors de leur prochaine séance. Il s ont observé la cavité, son fonctionnement et se sont aperçus qu'on ne va pas sous terre que pour visser de la plaquette. Il ressort, face à ce compte rendu qui peut paraître un peu négatif, un net problème d'organisation. Même un bon topographe aurait du mal à enseigner tout ce qu'il n'a pas prévu. L'équipe d'encadrement stage module 3, sentant le malaise, a préféré une correction qui ressemble à la séance que nous aurions pu prévoir. |
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Plan d'une journée d'enseignement topo :
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A qui cette topo est destinée ? est-ce une œuvre d'art, un croquis d'exploration, une topo destinée au guidage… ? Sur un transparent, étape par étape (localisation, personne ressource, instruments, date, échelle, orientation), on peut montrer ce qu'il manque à notre topographie. Il est indispensable de définir les termes spécifiques à la topographie. Et se poser la question : qu'est il plus facile de faire, séance improvisée ou soirée de préparation ?
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