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Ecole Française de Spéléologie Manuel Technique - Moniteur |
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[ sommaire général ] |
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3.5. L'EQUIPEMENT AVEC CORDE |
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3.5.1. Les grands principes La sécurité c'est le facteur qui détermine tous les autres. C'est en partant de l'analyse des risques liés à la progression sur corde que se conçoit un équipement. En ce sens, il n'y a pas de dogme à appliquer mécaniquement mais des principes que chacun peut retrouver et justifier. Par conséquent, il n'y a pas le bon équipement d'une cavité, mais plusieurs bons équipements possibles, les choix s'opérant en fonction du type d'exploration, du matériel utilisé, du niveau des équipiers et des caractéristiques de la cavité. Bien sûr, on retrouve toujours les mêmes contraintes, et l'habitude de certaines options techniques conduit à des philosophies de l'équipement que l'on est tenté de généraliser. Cela ne doit pas dispenser d'une réflexion qui remet en cause tous les choix établis, ne serait-ce que pour confirmer leur validité. Une question paraît traduire concrètement (dans le trou, pendant l'équipement) une telle attitude: Et si l'improbable survient, que se passe-t-il ? La compétence d'un moniteur, c'est d'intégrer un maximum de paramètres, dont il a pris conscience au fur et à mesure de sa meilleure connaissance du milieu et de l'activité. Cohérence, clarté et confort améliorent la sécurité et débouchent sur une notion plus subjective d'esthétique d'un équipement, mais qu'on pourrait assimiler au fait qu'il inspire confiance. L'équipement réalisé doit être performant et débarrassé du superflu, pour n'utiliser que le matériel nécessaire à une sécurité et un confort optimum. 3.5.2. Les contraintes 3.5.2.1. Les contraintes liées au milieu Chaque massif calcaire possède des caractéristiques propres qui influent directement sur le profil des cavités et par conséquent sur les techniques d'équipement utilisables. Géologie et morphologie des cavités: Enchaînement de grands puits séparés de courts méandres et nombreux puits parallèles, nombreux amarrages naturels, ou larges puits en cloche séparés de longs méandres; zones de rétrécissement des conduits,... Nature de la roche (très litée, massive et franche, gréseuse, marneuse,...) et variations de nature. Structure: pendage et fracturation (zones broyées, parois saines,...). Nature des remplissages (concrétions, présence d'argile, concrétions seulement collées sur de l'argile, blocs et éboulis,...) Hydrologie: Perte concentrant les eaux de terrains imperméables ou absorption diffuse sous couvert végétal, collecteur ou petit affluent, cavité fossile ou active, décrues rapides ou très longues, présence de glace ou de névés, débits d'étiage et de crue, ... Météorologie: Précipitations soudaines et violentes ou stabilité du climat local, réchauffements brutaux (foehn) provoquant la fonte des neiges. Tous ces critères influencent évidemment la technique d'équipement, et une culture spéléologique des massifs est indispensable pour s'adapter et être pleinement efficace. La menace des crues est un élément capital qui modifie complètement les exigences en matière d'équipement. Il en existe d'autres, par exemple la recherche de puits parallèles dans de grands puits : La pratique du pendule est incontournable, les accès par main-courante étant irréalistes. 3.5.2.2. Les contraintes liées au type d'exploration Engagement et durée des explorations: Conditions d'accès aux cavités : cavités éloignées demandant un long portage ou pas, météorologie lors de l'accès aux cavités, temps écoulé depuis la dernière information météorologique. Engagement de la cavité: profondeur et longueur, distance par rapport à l'entrée, nature des obstacles à franchir (zone d'étroitures, siphons, ...). L'exploration de cavités très profondes ou très longues justifie qu'un équipement soit complété dans la zone d'entrée pour pallier aux effets de la fatigue lors de la sortie. Nombre d'équipiers: Pour une pointe d'une petite équipe rapide et efficace, le matériel léger, déséquipé en sortant, se justifie tout à fait. Pour l'exploration d'un grand réseau sur plusieurs années, le nombre de passages sur les agrès contraint plutôt à un matériel plus lourd mais plus robuste. Niveau des équipiers: L'homogénéité de niveau des membres d'une équipe est un facteur de sécurité et d'efficacité qui permet à chacun de progresser avec aisance sur l'équipement réalisé. Lorsque ce niveau est hétérogène, il devient nécessaire de l'adapter à celui qui démontre le moins d'aisance. En encadrement, il faut réaliser un équipement qui permet aux stagiaires de progresser dans leur autonomie sur corde sans pour autant risquer de déboucher sur des situations de blocage. 3.5.2.3. Les contraintes technologiques L'évolution constante du matériel et de ses caractéristiques met aujourd'hui une vaste gamme de produits à disposition du spéléologue. Si, au début de la spéléologie verticale, la question du diamètre des cordes ou du type de mousqueton ne se posait guère, elle est désormais "incontournable" et implique des choix réfléchis dès l'achat, puisque les contraintes budgétaires, hélas de plus en plus sévères, ne permettent pas d'acquérir le matériel idéal pour chaque cas de figure. Il faut avant tout être conscient que les techniques d'équipement, de progression et d'entretien doivent s'adapter à chaque type de matériel, ce qui requiert sans doute des changements d'habitudes et une formation technique correspondante (notamment si on évolue vers du matériel plus léger). Veiller aussi à la cohérence de ses choix : pourquoi associer de la corde de 8 mm avec des mousquetons de résistance 2800 daN? Une chaîne de sécurité a la résistance de son point le plus faible. Amarrages artificiels: Tout spéléologue ayant un peu d'expérience a déjà vu des spits tourner dans leur trou, s'arracher, ou présenter un taraudage suffisamment usé pour ne plus retenir la vis de la plaquette. La solidité d'un amarrage sur piton ou coinceur est liée à la direction des efforts qui y sont appliqués (on les récupère d'ailleurs en changeant cette direction). La solidité d'un amarrage scellé dépend des conditions de la pose, et on a déjà constaté l'arrachement de broches mal collées. Il est donc indispensable d'envisager, lors de l'équipement, la rupture d'un amarrage. Elle est parfois sans conséquence grave, et on peut se permettre de ne pas le doubler : cas d'un fractionnement supplémentaire de confort (pour permettre un échelonnement à la remontée) où l'on s'est rapproché volontairement de la paroi et dont la rupture n'entraîne qu'un léger pendule vers le vide. Sinon, il faut au moins se poser la question si ça casse, qu'est-ce qui se passe? Dès qu'on identifie un danger, il est nécessaire de contre-assurer par un deuxième amarrage. Attention donc aux possibilités de pendules brutaux qui mettraient la corde en contact avec une arête tranchante, un éboulis instable, des blocs mal coincés, ou exposeraient le spéléologue à un choc violent, une douche sous cascade, etc. Avec pitons et coinceurs, il faut se méfier des fausses contre-assurances où la rupture du premier amarrage provoque un changement de direction des efforts appliqués au second, rendant celui-ci inopérant. Caractéristiques des cordes: Les cordes classiques actuelles ( de 9 à 10,5 mm) présentent des caractéristiques qui leur permettent d'absorber des chocs de facteur 1. Il est cependant recommandé de limiter au minimum les facteurs de chute et même de prévenir l'éventualité d'un choc en faisant travailler deux amarrages simultanément, ne serait-ce que pour des raisons de tranquillité d'esprit et de confort en cas de rupture (force-choc moindre). 3.5.3. Les noeuds 3.5.3.1. Le noeud de chaise
Il ne faut pas oublier le risque que le noeud se défasse si on se longe au mauvais endroit En double: C'est exactement le même noeud mais en tricotant les deux brins d'une boucle au lieu d'un seul. Il permet de s'amarrer lorsqu'on se trouve en milieu de corde et qu'il est impossible de coiffer l'amarrage d'une ganse simple (arbre, colonne de calcite, trou dans le rocher).
3.5.3.7. Les autres noeuds Il en existe de pleins livres, puisque depuis l'antiquité, l'homme utilise des cordes et invente régulièrement des noeuds. Il peuvent être utiles, mais sont plus souvent anecdotiques qu'indispensables. 3.5.4. Equiper en classe 4, les risques de crues 3.5.4.1. Les risques liés à l'eau Douche et bain: L'eau est dangereuse en spéléo, même s'il n'y a pas crue. Une douche de courte durée sous une cascade de faible puissance, une immersion temporaire entraînent une dépense énergétique beaucoup plus importante que dans des conditions normales, et si l'équipement individuel n'a pas été prévu pour y pallier (rechange, équipement spécial), on s'expose à des risques d'hypothermie ou d'hydrocution. La pontonnière et la cagoule Marboré, ou la combinaison néoprène doivent être utilisées dans tous les cas où l'on redoute un refroidissement prolongé (temps de sortie long, biefs ou portions de rivière exposant à une longue immersion, nécessité de temps d'attente long alors qu'on est mouillé...). Autant que possible, on progresse en évitant le contact avec l'eau froide. Immergé dans une eau à 4° C, l'hypothermie débouche en quelques minutes sur l'état d'inconscience puis sur une mort par noyade. La crue: Elle expose évidemment à l'hypothermie ceux qui n'ont pas prévu de pouvoir rester au sec lors d'une montée des eaux. Sous cascade, l'eau froide chute sur la nuque, qui est un point majeur d'évacuation de la chaleur corporelle. L'hypothermie est donc d'autant plus rapide. Même l'activité physique due aux mouvements de remontée n'empêche pas un engourdissement rapide à l'issue fatale. La noyade semble un risque évident lorsqu'on est emporté par un violent courant ou contraint à rester trop longtemps dans l'eau. Elle peut aussi survenir sous cascade : l'inconscience découlant de l'hypothermie conduit à une noyade. Mais il arrive aussi que les embruns saturent l'air environnant par de minuscules gouttelettes et que la noyade survienne alors qu'on "respire". La puissance de l'eau est rarement correctement appréhendée. Pourtant elle soumet celui qui s'aventure sous une cascade à un martèlement continu qui finit par assommer. Les efforts à produire pour vaincre la force de l'eau sont surhumains Il est illusoire de penser vaincre une telle poussée. De même, pris dans un courant de plusieurs m3/s, le spéléologue est soumis à une poussée continue de plusieurs tonnes. Or, un tel débit est fréquemment atteint ou largement dépassé dans de nombreux réseaux lors de crues. Les crues entraînent ce qu'elles rencontrent sur leur passage: débris végétaux, terre, ... et pierres. Ces dernières sont un danger supplémentaire dans les puits arrosés.
3.5.4.2. Equiper hors-crue Identifier les indices de crue : Un équipement hors-crue ne se réduit pas à quelques bouts de main-courante en tête de puits qui permettraient de ne pas être strictement dans les goulottes. Il doit s'appuyer sur une observation fine de la cavité afin d'identifier la trajectoire de l'eau pendant les crues. Il faut tenir compte des débits possibles car une petite crue n'aura peut-être pas la même trajectoire qu'une grosse. Les cascades peuvent faire des ricochets sur les parois, il est parfois préférable de passer dessous, entre paroi et cascade pour rester protégé. Avant tout, il est nécessaire de lire la cavité, c'est à dire de l'observer attentivement et de comprendre son mode de creusement. Un creusement sur un croisement de fractures pourra laisser penser que l'on peut progresser en sécurité derrière l'angle qu'elles forment. Lorsqu'un méandre débouche sur un puits, il faut envisager une érosion régressive et par conséquent la présence de volumes maintenant abandonnés par l'eau, peut-être des puits parallèles situés plus loin dans le méandre asséché. Dans les puits, il faut s'intéresser aux lucarnes qui trahissent parfois l'existence de puits parallèles. Dans les rivières, les phénomènes de surcreusement si fréquents offrent la possibilité de trouver un itinéraire au sec : anciennes boucles des méandres de rivière, banquettes en hauteur, galeries fossiles, etc... Certaines formes de conduit au contraire indiquent la possibilité d'un ennoiement total: galeries lisses en forme d'oeil, par exemple. Ensuite, il faut pouvoir identifier les traces de mise en charge: aspect de la roche (luisante, propre, corrodée par opposition aux zones recouvertes d'argile sèche, de calcite ancienne...), présence de brindilles collées en hauteur sur les parois, aux plafonds, mousse de crue, ou absence totale de remplissage (argile, gravier et galets,...) Se former : Il est utile de ne pas découvrir les phénomènes de crue le jour où l'on se fait coincer, et d'anticiper en se formant. Il est intéressant d'aller observer des crues in situ, mais en sécurité, par le haut dans des classiques qui le permettent ou par le bas dans les émergences. Certains canyons peuvent aussi être observés en crue sans qu'on soit engagé dedans et laissent imaginer le phénomène équivalent sous terre. Choisir l'emplacement de l'équipement: Suivant la forme du puits (en cloche, méandre-puits, ...) et l'aspect des parois (lisse, corrodée avec de nombreuses lames, ...) il faut envisager de se décaler au départ (main-courante) ou en cours de descente (pendules). Un pendule étant souvent beaucoup plus rapide que l'équipement d'une longue main-courante, et plus confortable à franchir (moins de fatigue), on privilégiera autant que possible cette solution. Cependant, pour un puits donné, ce n'est possible que si l'on a anticipé la présence de ce puits et qu'en amont on a choisi un itinéraire permettant de penduler directement vers le double amarrage hors crue en tête du puits. Moins on a anticipé et plus on se retrouve bas, dans l'impossibilité pratique de réaliser le pendule. Il ne reste plus alors (cas extrême) que la pénible main-courante horizontale (corde en facteur 1 ou du moins exposée à un violent pendule) pour s'éloigner de la lèvre du puits. Garder de la corde au-dessus de soi pour pouvoir penduler se prévoit donc bien avant le pendule, par lecture de la cavité. Précisons toutefois que certaines cavités se prêtent mieux que d'autres à un tel équipement (karsts de montagne). Il est possible aussi de se protéger de la crue en utilisant un obstacle naturel: puits parallèle ou lame derrière laquelle on peut se cacher. La spécificité de l'équipement : La rupture éventuelle d'un amarrage expose à d'autres dangers que ceux qui concernent sa solidité, puisque le spéléologue peut se trouver ramené dans le trajet de l'eau. Il faut donc doubler les amarrages pour lesquels cette conséquence est possible et s'assurer de la solidité des déviations. En ce sens, une déviation n'est pas réalisée à la va-vite sur n'importe quoi, mais offre au contraire les mêmes garanties de résistance (proportionnellement aux efforts qui lui sont appliqués) qu'un amarrage de fractionnement. Si la trajectoire de la corde doit être proche de celle de l'eau, il faut préférer une déviation irréprochable qui se franchit plus rapidement qu'un fractionnement. Attention, une déviation utilise forcément un mousqueton sans virole. Une virole qui se visse ou se coince peut conduire à une douche prolongée aux conséquences graves ! En rivière, les mains-courantes réalisées pour équiper un passage hors-crue au-dessus de l'eau impliquent parfois de doubler des amarrages, ou de les rapprocher. La rupture d'un amarrage ne doit pas provoquer l'immersion d'un spéléologue qui progresse longé sur cette main-courante. 3.5.4.3. Equiper les puits étroits Le principe de base est d'éviter tout passage de fractionnement ou de déviation dans la zone étroite. Les amarrages de tête de puits doivent donc être placés largement au-dessus pour que l'on puisse s'extraire intégralement sans obstacle. La mise en place des spits est d'ailleurs bien plus aisée que lorsqu'on s'évertue à les installer dans un espace restreint, et les capacités d'intervention (en cas d'équipier en difficulté dans l'étroiture) sont elles-aussi largement facilitées. Dans les grands puits dont seuls les premiers mètres sont étroits il faut à nouveau fractionner, par prudence et par confort, à la sortie de la zone étroite, car il est plus facile d'intervenir par en dessous si le tronçon de corde du passage délicat est "isolé". A la remontée, le dernier sera une personne certaine de franchir l'obstacle sans difficulté. Elle se placera sous le fractionnement inférieur pour aider un équipier mal à l'aise au franchissement. Un autre équipier compétent sera placé au-dessus. 3.5.4.4. Equiper les grands et très grands puits Dans les grands volumes verticaux, les dangers liés aux chutes de pierres ou autres projectiles (mousquetons, kits,...) prennent une importance particulière. Afin de s'en prémunir, il faut équiper en se décalant à chaque fractionnement, toujours dans le même sens (en tenant compte aussi des autres contraintes comme le hors crue, bien sûr). 3.5.5. Les tyroliennes Les tyroliennes soumettent les amarrages à des efforts plus importants que ceux appliqués aux fractionnements. Souvent, les chevilles sont sollicitées à l'arrachement au lieu du classique cisaillement.
3.5.6. L'équipement en première 3.5.6.1 Une vigilance particulière L'excitation de la découverte est à l'origine de de négligences lors de l'équipement. Pourtant c'est une situation qui présente plus de dangers qu'une visite de classique très fréquentée. Cela doit au contraire inciter à plus de vigilance et de soin dans la réalisation de l'équipement: Le plus gros danger est certainement l'instabilité de la roche : blocs mal coincés par de la terre dans les entrées, paliers encombrés de cailloux, lames décollées et fragiles... Une purge complète s'impose avant de s'engager plus avant. Faute de quoi, les agrès et les spéléologues seront constamment menacés par les chutes de pierres. Une fois la corde mise en place, il devient impossible de réaliser cette purge. Les phénomènes hydrologiques qui affectent la cavité sont inconnus. Il faut envisager le pire (en fonction des indices en place) et équiper en conséquence. 3.5.6.2. La nécessité d'un bon équipement d'emblée. La première raison concerne la sécurité: les contraintes sont exactement les mêmes que pour un autre équipement, un spit n'est pas forcément plus solide le jour où on le plante que trois mois après. Le fait de l'avoir planté soi-même peut être rassurant mais il faut rester méfiant : la présence d'une roche peu homogène est toujours possible, et l'usage des perforateurs favorise la prolifération des chevilles mal plantées... L'expérience montre qu'un mauvais équipement reste, et qu'il n'est souvent ni repris ni modifié Soit on doute de la possibilité de continuation, et on juge que cela ne vaut pas la peine pour le temps qu'il reste à y passer, soit ça continue et on n'a plus l'envie, le temps ou les moyens de rééquiper (enlever les cordes, purger, rajouter ce qui manque). La cavité reste donc en l'état, soumettant les explorateurs à l'inconfort et au danger. En outre, le fait que la cavité ne soit pas connue limite l'efficacité et ralentit l'intervention d'éventuels secours: pas de localisation précise, pas de topographie, nécessité de tout équiper pour l'évacuation, voire de mettre en sécurité ce qui ne l'a pas été d'emblée: blocs instables, doubles amarrages,... Il est donc indispensable de freiner son impatience, de faire durer le plaisir et d'y ajouter la satisfaction d'avoir installé un bel équipement. Il n'est pas certain d'ailleurs qu'un bon équipement soit plus long à installer qu'un bâclé, et à long terme il est plus que probable qu'il fasse gagner du temps. |
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